Stratégie
Agence pub ChatGPT : comment choisir la bonne en Suisse
Depuis l’ouverture du libre-service, n’importe qui peut lancer une campagne dans ChatGPT. Ce qu’une agence apporte réellement sur ce canal, les six critères qui comptent au moment de choisir, et les promesses qui doivent vous alerter.
Le 24 août 2026, les premières annonces sponsorisées sont apparues dans ChatGPT en Suisse. Deux semaines plus tard, OpenAI a commencé à ouvrir son Ads Manager en libre-service aux annonceurs européens, par vagues et sans engagement minimum. Depuis, le nombre d’agences qui se présentent comme spécialistes de la publicité dans ChatGPT augmente nettement plus vite que le nombre de campagnes réellement pilotées. Si vous cherchez une agence pub ChatGPT, voici comment faire le tri.
Ce qu’une agence pub ChatGPT fait, concrètement
Ouvrir un compte publicitaire ne demande plus rien à personne. Le travail est ailleurs, et il ressemble assez peu à celui d’une campagne Google ou Meta. Sur ce canal, l’annonce n’est pas choisie sur un mot-clé ni sur un profil : elle est choisie sur le sujet de la conversation en cours, la langue et la localisation approximative. Rien d’autre. Toute la valeur se déplace donc vers la compréhension des questions que vos clients posent.
- L’audit d’éligibilité. Certaines catégories sont exclues du programme publicitaire, d’autres apparaissent déjà spontanément dans les réponses. C’est la première chose à vérifier, avant tout devis.
- La cartographie des conversations. Non pas une liste de mots-clés, mais l’inventaire des questions où vous avez une réponse crédible à apporter, et de celles où un concurrent est déjà cité.
- La rédaction des encarts. Le format est court, étiqueté comme sponsorisé, et l’utilisateur peut le masquer. Un encart qui ne répond pas à la question posée est simplement ignoré.
- La mesure. Pixel et API de conversions installés avant la première annonce, sinon vous achetez des impressions sans savoir ce qu’elles produisent.
- L’arbitrage. Quelle catégorie, quelle langue, quel budget, quand couper. C’est là que se joue la différence entre un test et une dépense.
Six critères pour choisir
- Elle a déjà diffusé sur le canal. Demandez sur combien de comptes, depuis quand, dans quelles langues. Une page de vente publiée en août ne prouve rien.
- Elle commence par l’éligibilité, pas par un forfait. Une agence qui vend un abonnement mensuel avant d’avoir regardé ce que ChatGPT répond sur votre catégorie vend du temps, pas un résultat.
- Elle raisonne en questions, pas en mots-clés. Si la première proposition ressemble à un plan Google Ads recyclé, le canal n’a pas été compris.
- Elle installe la mesure en premier. Conversion définie, pixel posé, API branchée. Sans cela, aucun arbitrage n’est possible au bout d’un mois.
- Elle travaille vos langues. En Suisse, la même question ne donne pas la même réponse en français, en allemand et en italien. Une agence qui ne teste qu’en français ne voit qu’un tiers du marché.
- Elle vous laisse propriétaire. Le compte publicitaire, les données de conversion et les créations doivent rester à vous, y compris le jour où vous partez.
Les promesses qui doivent vous alerter
- Une position garantie dans les réponses. Personne ne peut la promettre : l’encart est choisi par une enchère contextuelle, et il ne modifie jamais la réponse de ChatGPT.
- Un référencement dans les réponses vendu comme de la publicité, ou l’inverse. Apparaître dans le texte d’une réponse et acheter un encart sponsorisé sont deux métiers différents, avec deux factures différentes.
- Un reporting qui ne parle que d’impressions. C’est la métrique la plus facile à gonfler et la moins utile.
- Un accès au compte refusé, ou un compte ouvert au nom de l’agence. C’est le point de non-retour le plus fréquent dans ce métier.
Agence ou directement dans l’Ads Manager ?
La réponse honnête est que le libre-service suffit dans certains cas. Si vous avez déjà une personne qui pilote vos campagnes Google et Meta au quotidien, un catalogue simple, une seule langue et une mesure des conversions qui fonctionne, lancez un premier test vous-même. Vous apprendrez vite et le canal reste bon marché.
Une agence se justifie sur trois situations précises : quand votre catégorie est à la limite des règles publicitaires et qu’il faut trancher avant de dépenser, quand vous vendez en plusieurs langues et que chaque marché a ses propres questions, et quand la mesure n’est pas en place, parce que c’est le chantier qui prend le plus de temps et qui conditionne tout le reste.
Trois particularités suisses
La Suisse n’est pas un petit marché français. Trois langues, donc trois cartographies de questions et trois jeux d’encarts. Neuf millions d’habitants, donc des catégories qui se saturent beaucoup plus vite qu’en France ou en Allemagne : sur une niche, quelques annonceurs suffisent à faire monter les enchères. Et un cadre de protection des données strict, LPD et RGPD, qui a conduit OpenAI à livrer en Europe une version non personnalisée : pas d’historique, pas de profil. Pour l’annonceur, c’est une bonne nouvelle. La seule manière d’être choisi est d’être pertinent pour la question posée, ce qui remet le contenu de l’annonce au centre.
Par où commencer
Avant de signer avec qui que ce soit, faites l’exercice vous-même : posez à ChatGPT les cinq questions qu’un client se pose avant de vous choisir, dans vos langues de vente, et regardez ce qui sort. Vous saurez en dix minutes si votre catégorie est déjà occupée, si un concurrent est cité, et si un encart sponsorisé aurait sa place à cet endroit.
C’est exactement le point de départ de notre audit. Chez OpenAds, agence pub ChatGPT en Suisse, nous commençons toujours par là, avant toute proposition de budget. Si vous voulez savoir ce que votre catégorie donne aujourd’hui, planifiez votre campagne : cinq questions, et nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées.